Entre deux.
#24 Et moi au milieu.
Bon eh bien… nous y voilà.
Ma dernière newsletter remonte à novembre.
Nous sommes en avril. Bien ouej Justine !
En novembre, j’apprenais ma grossesse.
Subissant les nausées, les vomissements, rongée par les peurs, le stress et le “mais c’est arrivé tellement vite !”.
Il fallait s’accrocher.
Alors je ne sais pas si j’ai réussi, mais le bébé, lui — enfin elle —, oui.
Accrochée comme une bernique à son rocher.
Elle est là. Depuis plusieurs mois.
Dans mon bidon.
Me réveillant la nuit avec ses petits coups.
Me rappelant que la vie se crée en moi.
Mais j’avoue que je suis à côté de mes pompes.
J’ai du mal à réaliser.
À être heureuse parfois.
Ça peut paraître dingue, je sais, mais… comment aimer un autre enfant alors que notre cœur est déjà pris pour un petit être ?
Vais-je réussir ?
Vais-je l’aimer comme j’aime mon fils ?
Et moi, dans tout ça ?
Mes projets ?
Mon avenir ?
Bref, des mois de remise en question où je n’ai pas eu le temps de me poser un seul instant.
“Vous devez trouver un logement, car le 9 avril, monsieur est à la porte.”
Tu parles, c’est génial. Surtout enceinte. Tu penses un équilibre et tu te retrouves avec tout l’inverse.
Alors on avance.
On se fait recaler.
Puis un miracle à une semaine du 9 avril.
Une maison pour nous.
Merci seigneur.
Autre montagne russe.
Choc émotionnel.
Changement de cadre.
Retrouver ses marques dans un endroit parfaitement inconnu.
Moi, j’suis là.
M’accrochant à des “ça va aller”.
Fatiguée par tous ces mouvements.
N’aspirant qu’au calme dans ma vie.
Je l’ai cueilli différemment.
Puis là.
Un mardi matin…
Le cœur lourd car le chemin est long.
Le chemin va être très long.
Reprendre ses marques quelque part sans être certaine que ce “quelque part” ira. L’incertitude, car tout est fragile.
On est mardi.
Mon fils me manque.
Ma vie d’avant n’est plus.
Une petite fille grandit dans mon ventre.
Plus rien ne sera comme hier.
Et ça, je pensais l’avoir compris.
Mais maintenant, je l’ai vraiment compris.
Tout est éphémère.
Alors profite de chaque instant que la vie t’offre.
Et n’oublie pas de la remercier.
Oh merde, je ne t’ai pas dit bonjour !
Vas-y ici, je ne marche pas carré, ni toujours droit.
J’écoute mon cœur et voilà ce qu’il voulait déposer ici après ces longs mois d’absence.
Tu m’as manqué.
Et parler à cœur ouvert, aussi.
À très vite.
Justine



Coucou, je ne sais pas si ça va te rassurer mais enceinte de mon deuxième j’ai eu le même chemin de questionnement et finalement l’amour se multiplie on se prend une nouvelle vague d’amour c’est fort c’est beaux. L’amour fraternel qui grandit se crée est aussi d’une beauté sans nom… j’ai envie de te dire laisse toi porter par l’amour et lache prise
Questionnement tout à fait normal. Je me suis posée les mêmes questions.et tu sais quoi? L'amour se multiplie!!!